Le pain et le vin deviennent le corps et le sang : paroles de l’Ange

Morceau de pain près d’un gobelet sur une table avec nappe.
Debby Hudson, unsplash

Troisième apparition de l’Ange : date et lieu

Le pain et le vin deviennent corps et sang. Lucie : « La troisième apparition a dû avoir lieu en octobre ou fin septembre 1916 à Loca do Cabeço, parce que nous n’allions déjà plus passer les heures de la sieste à la maison. »

Apparition de l’Ange

Lucie : « Nous étions allés de la Pregueira, à Lapa, en contournant la pente de la colline du côté d’Aljustrel et de la Casa Velha. Nous avions récité là notre chapelet et la prière que l’Ange nous avait apprise à la première Apparition.

C’est alors qu’il nous apparut pour la troisième fois, tenant dans ses mains un calice et, au-dessus de lui, une Hostie d’où tombaient dans le calice quelques gouttes de sang. Laissant le calice et l’Hostie suspendus dans l’air, il se prosterna jusqu’à terre et répéta trois fois cette prière :

« Très Sainte Trinité, Père, Fils, Saint-Esprit, je Vous adore profondément, et Vous offre le très précieux Corps, Sang, Âme et Divinité de Jésus-Christ, présent dans tous les tabernacles de la terre, en réparation des outrages, sacrilèges et indifférences dont il est Lui-même offensé et, par les mérites infinis de son très Saint Cœur, et du Cœur Immaculé de Marie, je vous demande la conversion des pauvres pécheurs. » Le pain et le vin deviennent corps et sang.

Puis, se relevant, il prit de nouveau dans ses mains le calice et l’Hostie, me donna l’Hostie, et donna le contenu du calice à Jacinthe et à François, en disant en même temps :

« Prenez et buvez le Corps et le Sang de Jésus-Christ, horriblement outragé par les hommes ingrats. Réparez leurs crimes et consolez votre Dieu. Il se prosterna de nouveau jusqu’à terre et répéta avec nous encore trois fois la même prière : Très Sainte Trinité… »

Puis il disparut. »

Impression après l’apparition

Lucie : « Poussés par la force du surnaturel qui nous enveloppait, nous avions imité l’Ange en tout, c’est-à-dire, que nous nous étions prosternés comme lui, et avions répété les prières qu’Il disait. La force de la présence de Dieu était si intense, qu’elle nous absorbait et nous annihilait presque complètement. Elle semblait même nous priver de l’usage de nos sens corporels, et cela pendant un long espace de temps. Au cours de ces jours-là, nous exécutions les actions matérielles, comme poussés par la même force surnatureIle qui nous y portait. La paix et la joie que nous ressentions étaient grandes, mais seulement intérieures, notre âme complètement concentrée en Dieu. L’abattement physique qui nous prostrait était grand aussi. »